4 raisons pour lesquelles les plateformes africaines peinent à décoller

Combien de jeux vidéos, de réseaux sociaux et autres plateformes 100% africaines à succès connaissez-vous ? On a eu récemment les faillites de Yatoo, AfriMarket et même d’AfriCab, une entreprise Ivoirienne de VTC. Et la liste est kilométrique. Même Jumia, la star des startups “africaines” est actuellement en proie à un rachat par le géant chinois AliBaba, tant la situation est compliquée pour elle aussi. “L’Amazon africain” a même dû fermer 3 de ses filiales récemment (Congo, Gabon et Cameroun). Ca dégringole à toutes les échelles. Qu’est-ce qui fait que ça ne marche pas, concrètement ?

Il y a quelques semaines une équipe de jeunes Gabonais lançait Wakandha, une sorte de réseau social sur le modèle presque calqué de Facebook. La plateforme a été annoncée en grandes pompes à coup de publications sponsorisées sur les réseaux sociaux, affiches grandes dimensions dans les rues de Libreville, un concert géant programmé, des photos de profil customisées aux couleurs du réseau social, des banderoles, des t-shirts et polos, etc. Plusieurs semaines plus tard, c’est le désert. Silence total. La ferveur est tombée à plat et la plateforme semble même avoir été délaissée par les fans de la première heure. Aucune publication officielle des chiffres ni de la fréquentation, pourtant c’est une donnée primordiale pour ce type de startups.

Mais cette startup Gabonaise n’est pas la seule. Combien de fois a-t-on lu ou entendu ici et là la création d’une énième plateforme 100% africaine qui viendrait « concurrencer Facebook » ou un tout autre géant du numérique ? Où sont-elles, ces plateformes aujourd’hui ? Un nouveau WhatsApp par-ci, un nouveau Tinder par-là, etc.

Cela, même l’injection de gros moyens ne suffit pas. Le cas de la millionnaire nigériane du net, Linda Ikedji, qui a lancé en 2016 son propre « Facebook » dénommé Linda Ikedji Social. La plateforme est introuvable depuis.

Pourtant, nous aimerions tous naviguer dans une plateforme créée et propulsée par des Africains afin d’accomplir de façon collective le rêve d’un hub technologique et digital continental à la pointe.

Il y a quelques très rares exceptions. Des plateformes africaines qui parviennent à survivre, voire même à devenir de petits empires dans leurs pays, malgré toutes les difficultés. Comme l’application de messagerie sud-africaine  Mxit, qui s’en sort pas mal pour l’instant.

Mais ce sont des cas exceptionnels. Il faut se rendre à l’évidence, la très grande majorité des offres numériques africaines (jeux, réseaux sociaux et autres applications) meurent avant même de savoir marcher.

Du coup, qu’est-ce qui pourrait expliquer cette impotence ? Comment aujourd’hui créer une plateforme qui puisse connaître un succès réel et soutenu dans le temps ?

Voyons ça en 4 points.

  1. Aucune innovation

La plupart des plateformes africaines sont juste le copier-coller des géants déjà existants, ils changent juste la couleur et le nom. Aucune réelle innovation dans l’offre. C’est Facebook mais en moins bien.

La question est là. Ce qui fait véritablement défaut c’est le « concept ». Quel est le concept de votre plateforme ? Si vous êtes incapable de répondre précisément à cette question, il y a un problème. Facebook, Instagram, Snap, Tinder, WhatsApp, Messenger et toutes les autres plateformes ont des concepts spécifiques à chacun d’eux. Quel est le vôtre ? Le fait que ce soit africain ou Gabonais n’est pas un argument pratique qui m’emmènera à revenir sur votre plateforme. Je vais m’y inscrire par curiosité au début mais une fois que je me serai rendu compte que ta plateforme n’apporte aucune valeur ajoutée à mes échanges en ligne je vais la désinstaller ou tout simplement laisser mon compte fantôme.

“Il ne faut pas compter sur le patriotisme des gens pour faire du business”

Marc SIMONCINI, entrepreneur français, mécène, créateur (entre autres) de Meetic

C’est à ce niveau que nos frères et soeurs pêchent. La seule réelle “valeur ajoutée” (en tout cas ils le considèrent comme telle) de leurs offres c’est le fait que ce soit africain. Ils nous disent “connectez-vous, c’est Gabonais !”. Comme si, ce prétendu argument allait battre à lui seul les insuffisances de leurs applications.

Il faut comprendre une chose. Les africains sont certes une population peu exigeante, mais ils ont quand même une expérience dans l’utilisation des plateformes et outils web. Ils ne vont pas revoir leurs exigences à la baisse parce que c’est africain. Leur jugement en tant que consommateur ne sera pas plus compréhensif parce que vous êtes nouveau et c’est africain. Au début ils viendront par curiosité, normal, mais dès qu’ils se rendront compte que niveau performances vous ne suivez pas les géants, ils vont déserter la plateforme.

D’autant plus que ces géants là on des décennies d’avance sur vous ! Sur tous les plans ! Copier-coller ce qu’ils font est suicidaire s’il n’y a pas une innovation réelle, valable et qui puisse constituer une valeur ajoutée capable de convaincre les gens de revenir. Nous dire “c’est pareil que WhatsApp mais c’est Africain” ne changera rien si vous n’avez pas ce petit truc qui vous place au dessus ou, mieux, qui vous rend différent.

Ce que les gens aiment sur les grandes plateformes ce n’est pas seulement le concept, mais tous les éléments que celles-ci ont réunis au bout de plusieurs années. Des groupes se sont créés, des médias internationaux auxquels nous sommes abonnés y sont, des pages de divertissements nous régalent, etc. Toutes ces choses là ne débarqueront pas chez-vous du jour au lendemain. Donc à moins d’avoir un concept de base accrocheur, les gens vont vous zapper rapidement pour revenir à l’original.

  1. Course à l’argent avant les utilisateurs

La startup n’est pas un modèle viable quand on est fauché. Si vous avez faim, ne lancez pas une startup, lancez un business qui génère des revenus à très court terme et une fois le problème du budget réglé, réalisez maintenant votre rêve. Car ce qui caractérise une startup c’est le fait qu’elle mette du temps à générer des entrées. Les géants de la Silicon Valley ont dû attendre, en moyenne, 10 ans avant d’être rentables. Certains ne le sont toujours pas comme Twitter, Youtube ou SnapChat.

Le jeu vidéo que vous voyez ci-contre s’appelle “LBV RACE”. C’est le premier jeu vidéo d’aventure 100% Gabonais. Il est assez bien, pour un début. Les voitures sont belles et les lieux dans lesquels se déroulent les courses sont les rues de la capitale Gabonaise, Libreville. D’où le nom.

Là où l’évolution du jeu risque de poser problème est qu’il est tout de suite payant. Pour l’avoir (et donc le tester) il faut payer 1 000 F CFA. La somme est assez accessible mais dans le principe c’est très risqué.

La priorité d’une plateforme de ce type devrait d’abord de réunir le maximum d’utilisateurs avant de même songer à faire payer les gens ! On ne connaît pas votre jeu, on ne sait même pas s’il nous plaira et vous nous demandez de payer avant de pouvoir y jouer. Ce genre de modèle économique est problématique.

Nul doute que les développeurs ont passé des nuits blanches dessus, des mois, voire des années à bosser comme des bêtes pour nous offrir cela. Mais le public… s’en fout.

C’est comme si un type se présentait devant vous et vous disait : “je suis ivoirien comme toi. Je suis le premier de notre pays à chanter l’opéra. Je suis aussi doué que n’importe quel chanteur italien d’opéra. Paie-moi si tu veux m’entendre. N’oublie pas que je suis ivoirien comme toi”.

Quand on lance une plateforme de ce type (réseaux sociaux, jeux vidéos, ou toute autre plateforme), la priorité au départ devrait être de faire exploser le nombre d’utilisateurs. Parce que, en réalité, c’est ce qui constitue notre valeur marchande. Plus on a d’utilisateurs, plus notre plateforme gagne en valeur. Cela se passe en 4 étapes :

  • Rameuter du monde
  • Les rendre accrocs
  • Activer la viralité
  • Les appâter pour qu’ils reviennent toujours

Voici un article que nous avons justement rédigé sur ces techniques :

Cliquez ici : 4 Clés pour faire décoller ton application mobile

Pour rameuter du monde ça demande du temps et la mise en place d’un certain nombre de techniques d’hameçonnage. Une fois que les gens arrivent sur la plateforme, il faut faire en sorte qu’ils en deviennent accrocs, aient envie de partager et surtout reviennent. Ce dernier élément s’appelle la rétention.

Être fauché (sans vouloir être insultant, c’est juste que je suis très cru parfois), et donc vouloir tout de suite générer du profit avec sa plateforme va vous emmener à bondir toutes ces étapes et sortir le chapeau pour récolter les pièces alors que les gens ne sont même pas encore accrocs. Ils vont vous quitter très facilement, sans regret. Comme une tchiza quand son financier a perdu son grand poste.

Pour les jeux vidéos par exemple, et la plupart des plateformes web, l’utilisation jusqu’à un certain niveau est gratuite. Vous payez quand vous désirez obtenir un certain nombre d’avantages. Pour les clouds en ligne comme DropBox, ils vous donnent 1 Go d’espace gratuit, par exemple, et si vous en voulez plus ils vous proposent des forfaits. Mais au moins vous savez comment ça fonctionne, quelle est l’utilité et un désire d’en profiter encore a été créé en vous. Ce genre d’offres s’appelle des freemiums.

Bref.

Rentabiliser ce genre de plateformes demande beaucoup de temps et d’abnégation. Dès le départ, il ne faut pas le faire pour l’argent. Une application de rencontres en ligne Gabonaise (encore) avait tenté l’expérience il y a quelques années. Développée sur le modèle de Badoo, elle exigeait de payer 2000F pour pouvoir l’utiliser. Tchip !

D’autant plus que peu importe la plateforme aujourd’hui, vous pouvez acheter un template (modèle ou copie) en ligne, modifier quelques détails et lancer votre propre WhatsApp, Facebook ou Instagram en quelques jours voire même quelques heures.

Ca va faire 10 ans que le studio de jeux vidéos Camerounais Kiro’o Games existe et l’entreprise n’arrive pas à dégager de rentabilité, sinon très difficilement. La jeune startup a multiplié les levées de fonds afin d’atteindre son objectif de 1 million $ de capital. L’année dernière, elle avait ouvert son capital au public en vendant l’action à 400.000 F CFA. Cette opération, parmi tant d’autres, leur avait permis de récolter plus de 120 millions de F CFA.

Comme vous le voyez, c’est une entreprise de longue haleine.

Mais si Kiro’o Games arrive autant que faire se peut à garder la tête hors de l’eau c’est parce qu’elle a fait ses preuves. Avant d’en arriver aux levées de fonds publiques, elle a acquis un nombre conséquent d’utilisateurs fidèles. Aurion, leur principal jeu, c’est plus de 100.000 utilisateurs. Dans leurs débuts déjà, ils avaient enchainé les prix et les récompenses qui s’évaluent à plusieurs millions.

Contrairement à Wakandha, le “Facebook Gabonais” qui, avant même d’exister, proposait déjà leurs “actions” à la vente sur la place publique. Vous me direz que ce n’est rien, vu qu’ils se présentaient même déjà comme “le futur plus grand réseau social au monde”.

  1. Pas ou peu de maîtrise des techniques de viralité

Je vais encore revenir sur Wakandha un moment, ce n’est pas de l’acharnement, ou de la haine ou, pire, de la jalousie. Même si, on est d’accord, c’est inutile que je le rappelle car de toute façon ces étiquettes me seront affublées. Mais bref, ce sont les risques du métier.

J’ai suivi les débuts du réseau social avec beaucoup d’intérêt. Déjà parce que je suis dans le domaine ; en outre parce que j’étais curieux de découvrir l’offre ; mais surtout parce que la puissance de frappe “communicationnelle” de l’équipe était impressionnante ! Je n’ose même pas imaginer combien ils ont claqué pour cette com :

  • Tournée médiatique
  • Des banderoles
  • Des affiches sur des panneaux
  • Des affiches sur les transports en commun
  • Des t-shirts, casquettes et polos
  • Du street-marketing
  • Un concert géant
  • etc.

Quand j’ai vu tout cet arsenal la question qui m’est venue à l’esprit c’est “POURQUOI ?”. Parce que, du peu que je sache quand même de l’univers des startups et en particulier des techniques marketing appliquées aux startups, tout ce tintouin allait être contre-productif. On ne promeut pas un service de ce type avec des campagnes classiques, de l’ancien temps.

Ce qui conviendrait là, en revanche, ce sont des techniques de growth hacking. Dont certaines ont été présentées dans l’article mentionné dans le point précédent. Par ailleurs, nous avons un autre article sur ce sujet précisément :

Cliquez iciVous devez connaître le growth hacking

D’ailleurs, à ce propos, j’avais commencé la rédaction d’un eBook sur le sujet mais flemme de le terminer… shame on me !

Bref !

L’article est déjà très long et dévaler la pente du growth hacking risque de nous prendre toute la nuit… ou la journée, ça dépend d’à quelle heure vous lisez. Les deux articles mentionnés plus haut vous livrent beaucoup d’astuces sur la communication des startups. A ceux-là, je rajoute celui sur le Lean Startup auquel vous pouvez accéder en cliquant ci-bas :

Cliquez ici : Le Lean Startup, la méthode “secrète” des startups qui percent

Ce qu’il faut comprendre au sujet de la com des startups est qu’elle été révolutionnée pour pallier aux problèmes budgétaires des startups justement. Une startup ne peut pas se permettre de claquer de gros budgets en com car elle marche sur une corde raide en permanence. Il lui faut des techniques efficaces et surtout moins chères capables de doper sa croissance. Des méthodes qui font appel à la créativité, à l’imagination et à la maîtrise des NTIC’s.

Vous avez vu combien de publicités de plateformes web à la TV, à la radio ou dans la rue ? Que ce soit Snap, WhatsApp, Badoo, etc. Combien ? Parce que l’efficacité ne se trouve pas là-bas. Growth hacking et Lean Startup sont la solution.

  1. Manque de fonds pour financer la croissance

Une startup ça coûte cher à développer. Et surtout ça prend beaucoup de temps. Et les mécanismes de financement des PME dans nos pays ne sont pas assez mâtures pour soutenir les jeunes entreprises longtemps sans rentabilité. Nous n’avons pas (ou peu) de mécènes, de capitaux-risqueurs, de banques promptes à investir dans des projets novateurs sur le long terme, etc. Les jeunes startuppeurs sont donc pour la plupart livrés à eux-mêmes. Les levées de fonds sont rares car nous savons tous qu’elles aboutissent aussi rarement.

Cela s’observe à tous les niveaux. Afrimarket a fermé boutique justement pour cette raison. En plus de la complexité du marché, ils ne sont pas parvenus convaincre des investisseurs de les accompagner plus loin. Jumia y est aussi confrontée. Bien que la startup allemande qui exerce en Afrique a plusieurs fois bénéficié d’importantes injections financières (en 2018, elle avait levé près de 200 millions $ à Wall Street), le bateau tangue.

Les investisseurs africains veulent être rémunérés tout de suite. Ils ne vous suivront pas si vous leur dites que votre idée est géniale mais elle demandera au moins 5 ans pour générer du profit.

Du coup, les très jeunes startups africaines doivent absolument lancer des produits ou des services rentables, au pire, à moyen terme. Pour cela, leur business model doit être béton et intelligemment ficelé. Cette exigence a souvent emmené des startups à opérer des choix économiques hasardeux comme la mise en place d’une pléthore d’exigences pécuniaires dès la première utilisation. Alors que leur priorité devrait être de générer davantage d’utilisateurs de la plateforme avant même de songer à faire entrer de l’argent.

C’est comme un blog, vous ne pouvez pas commencer à vendre les bannières pub alors que vous ne faites que 14 visites par jour ! Commencez déjà à fidéliser les lecteurs et à faire exploser ce chiffre ! C’est ce qui vous donnera de la valeur sur le marché. Quoi qu’il en soit, peu importe le type de plateforme, c’est le nombre d’utilisateurs qui décidera si vous survivez ou non.

POUR FINIR… (Enfin, alléluia !)

Toutes les plateformes que j’ai nommées de façon critique ici n’ont pas à m’attendre au carrefour pour me refaire le portrait. J’aime bien celui que j’ai déjà.

Plus sérieusement, dans le principe, c’est une excellente chose de lancer des plateformes afros. Ce sont des initiatives encourageantes et courageuses. Nous devons nous faire notre propre place dans le game. Et le débat pourrait être beaucoup plus long sur comment les faire accéder au succès. Cet article est une petite introduction. Un appel à la réflexion même !

Mais il est important aussi de comprendre qu’il y a des erreurs qui peuvent être évitées ; il existe des techniques qui ne garantissent pas forcément à 100% le succès (ça n’existe pas), mais vont vous aider à augmenter vos chances de réussite. C’est bien d’avoir des compétences en développement web, en programmation, en web design, etc., et même de “petits” moyens. Ce sont vos domaines. Vous semblez bons dedans. Mais le marketing et la viralité sont d’autres domaines, totalement à part, qui doivent également être maîtrisés à une certaine hauteur. Il y a de nombreux ouvrages qui peuvent vous aider :

  • Growth hacker marketing de Ryan Holiday
  • Zero to one de Peter Thiel
  • Lean startup d’Eric Ries

Mais il y a également l’histoire des startups similaires aux vôtres, qui se sont lancées dans ce même marché et qu’on a aujourd’hui oubliées. Il faut voir ce qui n’a pas marché chez certains, ou qui a marché chez d’autres.

Tant que votre startup existe, il y a encore un moyen de relancer les choses :

  • soit en revoyant le concept totalement (comme Instagram qui à la base était une appli de notation des lieux visités par les utilisateurs et s’appelait burbn)
  • Soit en changeant complètement le modèle économique
  • Soit en redéfinissant complètement les stratégies de com

Tous ces changements ont un nom, ça s’appelle PIVOTER.

Par expérience, et là encore c’est strictement personnel comme avis, si le but est vraiment de se faire de l’argent le mieux est de créer des systèmes marchandables. Par exemple un logiciel ou une plateforme que vous allez vendre à une grosse entreprise ou une administration (comme le logiciel du ministère Gabonais de l’Education nationale vendue par deux développeurs à plusieurs millions d’euros). D’autres administrations ont besoin de systèmes et logiciels de ce type. En gros, des produits qui n’ont pas besoin de beaucoup d’utilisateurs pour être rentables. La liste est courte mais elle est là, cette liste. Cherchez, on ne va pas tout donner non plus…  quand même ! Mais dis donc.

En fin de comptes, quand vous êtes dans une situation où manger est votre objectif, mettez d’abord en place un moyen de gagner de l’argent tout de suite. Et la startup, dans les modèles qu’on a vus, n’est que rarement une bonne idée. On ne change pas le monde quand on a faim. J’ai repris cette idée dans mon eBook “Après l’entrepreneuriat”, qui présente un peu mon bilan après 5 ans dans l’aventure.

Je parle de ça parce que l’homme est sous la dictature du ventre. On aura beau refuser cette réalité, elle nous rattrape toujours et nous emmène à faire des choix nocifs pour notre startup. Parlons les choses vraies, terre-à-terre. On est entre nous. Mettez-vous bien avant de vous lancer dans des aventures incertaines. Les jolies citations qu’on lit sur Facebook à propos de la persévérance ne remplissent pas l’assiette. Les personnes qui les ont dites vivent bien.

La startup est un modèle très complexe et éprouvant. Il demande beaucoup de compétences, certes, mais aussi beaucoup de créativité. Et la créativité est au-dessus de l’argent. Même si l’argent est toujours bon. Faut pas déconner non plus… Car quelle que soit la startup, il faut avoir le poumon pour tenir sur la longueur.

Bon courage, les gars.

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About Stevy Opong

Addict aux startups, copywriting et au marketing. Mais au-dessus de tout : Breaking Bad est la meilleure série du monde.

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